Interview de Dylan Nexon : Partie 1 – Son Parcours

Interview exclusive de Dylan Nexon, ambassadeur Gora et Champion de France : son parcours, sa rencontre avec Fabien Barre, ses boules Obut et sa passion pour la pétanque.

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Salut Dylan, et bravo pour ta qualif au Championnat de France Mixte !

Comment tu vas déjà ? Tu sortais tout juste d’une petite opération à l’œil pendant les qualifications… Pas évident de jouer un championnat dans ces conditions particulières. Je te connais : tu ne cherches jamais d’excuses, mais avant de parler pétanque, peux-tu nous raconter un peu ce qui s’est passé ?

DN : Salut, merci beaucoup ! Je vais plutôt bien maintenant, même si ce n’était pas évident au moment des qualifications. En fait, j’ai dû subir une petite opération à l’œil quelques jours avant le championnat. Rien de très grave, mais ça restait gênant pour jouer, surtout avec la lumière et les changements de météo. C’est sûr que ce n’était pas les meilleures conditions, mais comme tu le dis, je ne cherche pas d’excuses. J’ai essayé de faire abstraction de ça et de me concentrer sur mon jeu et sur le plaisir de partager ce moment avec mes partenaires.

Revenons un peu en arrière : comment as-tu découvert la pétanque ?

DN : J’ai découvert la pétanque tout petit, en jouant avec mon père. C’était un moment simple qu’on partageait ensemble. Très vite, j’y ai pris goût, et c’est devenu bien plus qu’un jeu : une vraie passion.

Est-ce que tu as tout de suite accroché et performé ?

DN : J’ai été assez bon dès le départ, mais je savais qu’il fallait travailler pour continuer à progresser. Le talent, c’est bien, mais l’entraînement et la persévérance sont essentiels pour performer sur le long terme.

Parlons matos ! Quelles boules utilises-tu ?

DN : Je joue avec des boules Match + Obut, de 690 g et 74 mm de diamètre. J’ai choisi ce modèle car il offre un bon compromis entre confort et contrôle. Le poids et le diamètre me conviennent parfaitement, ce qui me permet de trouver une bonne stabilité dans mon jeu. Mon objectif est d’être précis et constant, et ces boules m’aident à atteindre ces deux objectifs.

Tes partenaires de toujours ?

On sait que tu es proche de Fabien, Sacha et Luc. Peux-tu nous parler un peu de ton lien avec eux ?

DN : Fabien, Sacha et Luc sont vraiment des partenaires de confiance, autant sur le terrain qu’en dehors. Avec Fabien et Sacha on se connaît depuis longtemps, on a partagé de nombreux moments forts ensemble. Luc, c’est à peu près la même chose : on a une vraie complicité, une bonne cohésion d’équipe. On sait se soutenir dans les moments difficiles, et on partage aussi beaucoup de rigolades. En dehors du terrain, c’est une amitié sincère, on se voit régulièrement, et ça fait toute la différence quand on joue ensemble.

Une anecdote croustillante pour nos abonnés ?

DN : J’ai rencontré Fabien il y a plus de 14 ans, j’avais tout juste 16 ans. J’étais qualifié pour un Master en Ariège avec un ami, Christian Sicre, qui m’avait beaucoup appris étant plus jeune. Mais, au dernier moment, mon coéquipier n’a pas pu venir, et Christian m’a trouvé un joueur, Fabien Barre, que je ne connaissais absolument pas. On a joué ensemble pour la première fois, et on a gagné le Master ! Depuis ce jour-là, on ne s’est plus jamais séparés, c’est une belle histoire de rencontre et de complicité qui dure maintenant depuis plus de 14 ans.

Et ton lien avec Sébastien Da Cunha ?

Dis-nous franchement : c’est comment de jouer avec le fameux « Lucky Luke » ?

DN : Seb, je le connais depuis longtemps grâce à sa grande famille qui vit en Ariège. Ce sont aussi de très bons amis à moi — ses oncles, ses cousins… On s’est croisés à de nombreuses reprises avant même de vraiment jouer ensemble. Je me souviens d’un moment sympa, à l’époque où il venait tout juste d’être sacré champion de France en tête-à-tête. On l’avait rejoint, avec son oncle, pour le voir jouer à Barcarès. Les parties se terminaient parfois très tard le soir, mais on était là, à le soutenir. Ce que j’ai toujours apprécié chez Seb, c’est sa simplicité et son humilité, malgré son niveau de jeu.

Qu’est-ce que la pétanque représente pour toi ?

DN : La pétanque, c’est bien plus qu’un sport pour moi. C’est une passion qui m’accompagne depuis que je suis tout petit. Elle m’a permis de vivre des moments incroyables, de rencontrer des personnes formidables et de voyager un peu partout. Au-delà des titres, ce que je retiens, ce sont les émotions : le stress d’une partie décisive, la joie d’une victoire partagée, mais aussi les défaites, qui apprennent l’humilité et la remise en question. Ce sport m’a beaucoup appris sur moi-même, sur les autres, sur la gestion des émotions. C’est un vrai mélange d’intensité, de plaisir et de respect.

La qualification au France Mixte 2025 ?

Comment s’est passé ce championnat ? Avec qui tu jouais ?

DN : Pour cette qualification au France Mixte 2025, je jouais avec Agnès Lesaine et Sacha Solana. C’était vraiment une belle aventure humaine et sportive. Le championnat n’a pas été simple, on a dû rester solides du début à la fin, mais on a su répondre présents dans les moments importants. On a bien géré la pression, chacun a apporté sa touche, et la cohésion de l’équipe a fait la différence. Ce que je retiens surtout, c’est l’ambiance, le plaisir de jouer ensemble, et la satisfaction d’avoir décroché cette qualif tous les trois.

Bonus — Questions rapides

Ton premier gros souvenir marquant à la pétanque ? Mon tout premier grand souvenir, c’est en 2012, quand j’ai remporté le championnat de l’Ariège tête-à-tête à seulement 16 ans. C’était une grande fierté, surtout à cet âge-là.

Le joueur ou la joueuse qui t’a le plus inspiré ? Quand j’étais jeune, je regardais beaucoup la pétanque à la télé avec mon père, notamment le Trophée Canal+. Si je dois en citer un, ce serait Passo. Pour moi, c’est le meilleur tireur de tous les temps.

Un rituel avant une partie ? Avant de jouer, j’aime rester un peu dans ma bulle, au calme, me concentrer tranquillement.

Un regret ? La finale perdue en CNC1 avec mon club de Dax les Thermes. Elle s’est jouée à des petits détails… c’est un souvenir un peu amer, mais ça fait partie du jeu.

Ce que tu voudrais transmettre aux jeunes ? Si je peux leur transmettre quelque chose, c’est le plaisir de jouer. Rester passionné, respectueux, et ne jamais oublier pourquoi on aime ce sport.


Merci encore Dylan pour ton temps, ton authenticité et ton implication dans le projet. Tu es une personne profondément appréciée — sur les terrains comme en dehors — et c’est un vrai plaisir de t’avoir dans la Team Gora.